La ville travaille, photographies, Saint-Étienne et sa région

© ©Rajak OHANIAN (1933-2023) Saint-Priest-en-Jarez, vue de Villars, 1983, Couriot-Musée de la Mine, inv. 2020.1.27

La ville travaille, photographies, Saint-Étienne et sa région

Arts & artisanat
mardi 03 novembre 2026 à 10:00 Ajouter à mon agenda
Musée d'Art et Industrie - Saint-Étienne (42 000) 2 place Louis Comte 42 000 Saint-Étienne
Tout public

Horaires

du 03 novembre 2026 au 14 mars 2027

… et 100 autres créneaux — horaires détaillés sur OpenAgenda ↗.

À propos

L’exposition propose plus de 500 photographies de 1850 à nos jours. Toutes les techniques de la photographie sont représentées. De nombreux prêts complètent les fonds des deux musées stéphanois, notamment ceux de la médiathèque du patrimoine et de la photographie, de la bibliothèque Forney et de galeristes pour les artistes contemporains.
Comment les photographes observent une ville qui travaille ? Que donnent-ils à voir ? La question est complexe et l’exposition souhaite relater cette complexité car limiter la ville qui travaille à la photographie industrielle, à l’ouvrier devant sa machine ou à l’insertion de l’usine dans le tissu urbain apparaît comme trop réducteur. Une ville qui travaille, c’est aussi une ville habitée, une ville vécue où la nature des jardins ouvriers côtoie les transports en commun et le théâtre populaire.
Cette vision fragmentée, et fragmentaire, s’organise dans un long rétrécissement depuis la photographie aérienne du territoire jusqu’au geste de la main sur l’outil. Du plus loin au plus près, de l’extérieur à l’intime.
Un fois le territoire posé, celui de Saint-Étienne et sa région, le visiteur suit les photographes aux marges de la ville, depuis les vues du chemin de fer de Collard du milieu du 19e siècle, jusqu’aux clichés contemporains de Roselyne Titaud des barrages dont l’eau faisait fonctionner autrefois les moulins des proto industries. L’extraction du charbon tient une place importante dans cette image de l’industrie qui entoure la ville, comme le montrent les paysages miniers sous la neige de Félix Thiollier ou les commandes des Houillères des années 1960. Plus tard, Bernd et Hilla Becher photographient aussi les puits qui sont au centre des clichés de la désindustrialisation du bassin avant que s’engage un processus de patrimonialisation dont les photographes sont parties prenantes (FAMAS de Jean-Baptiste Sauvage).
Dans la ville, les photographes représentent les espaces du collectif, du vivre ensemble, comme les fontaines de Willy Ronis en 1948, les temps suspendus quand le théâtre de Dasté interrogeait les ouvriers dans la rue à la tombée du soir (Ito Josué) ou les jardins ouvriers. Ce sont aussi les photographes de l’intime, qui s’invitent dans les taudis en 1950 ou dans les immeubles des années 1980 construits sur les emplacements des usines d’autrefois avec Jean-Louis Schoellkopf. L’habitat des grands ensembles est particulièrement bien représenté avec, entre autres, les œuvres d’Aurélie Petrel.
Puis le visiteur entre dans l’usine, d’abord dans la cour puis au plus près des machines, sur représentées, l’homme est alors perçu comme un élément du système productif, une partie de la machine. Les photographies de « l’usine modèle » qu’était Manufrance sont emblématiques en regard de la production sidérurgique, encore archaïque, d’une entreprise comme Holtzer. C’est ici que sont interrogés la commande photographique des entreprises et l’importance du geste, jusqu’à la formation des jeunes aujourd’hui dans les œuvres de Ian Simms.
Chaque partie est augmentée de focus d’artistes. Marine Leleu, photographe en résidence côtoie Maurice Müller pour aborder la question de la photographie des bordures urbaines. Aurélie Petrel met en abîme la photographie des grands ensembles. Les photographies du territoire prises par François Kollar au début des années 1930 complètent ses images de Saint-Étienne au travail.
Un ouvrage publié par la Ville de Saint-Étienne et Silvana (Milan) développe les thèmes abordés dans l’exposition.
Un espace de médiation permet de choisir un cadrage, de mémoriser des détails ou de comprendre le mécanisme du stéréoscope.

Conditions

Visite libre : 6,70 € PT/ 5,10 € TR
Visite guidée : 7,70 € PT / 5,60 € TR
Gratuit : - de 25 ans , étudiants , détenteurs d'une carte de presse, membres de l'ICOM, chômeurs et bénéficiaires du RSA

Lieu

Un musée aux racines du design
Labellisé Musée de France, le musée d'Art et d'Industrie est un lieu de visite incontournable pour quiconque cherche à découvrir Saint-Étienne. À travers son contenu, le musée offre un regard contemporain sur les industries d’art et de design du quotidien : une alliance réussie entre l’art et l’industrie, le beau et l’utile, la forme et la fonction, l'innovation et les usages.
- RUBANS 1ère collection mondiale
- ARMES 6 000 armes de chasse et de guerre, 2e collecti

Musée

PAR LA ROUTE • En venant de Lyon (A72), direction Firminy / Le Puy (A47-N88), sortie Bellevue, puis suivre Centre 2 et musée d'Art et d'Industrie. • En venant du Puy (N88), direction Lyon, sortie Bellevue. Puis suivre Centre 2 et musée. • En venant de Clermont-Ferrand, D201 direction Firminy / Le Puy, sortie D3 Saint-Étienne Ouest, puis suivre Centre ville et musée d'Art et d'Industrie. Parking extérieur au musée, place Albert-Thomas ou parking des Ursules à proximité. EN TRAIN Gare de Château

mai.saint-etienne.fr ↗ · [email protected] · 04 77 49 73 00

Informations complémentaires

Conditions de participation
Payant, Sans réservation
Thèmes du Bicentenaire de la Photographie
Patrimoine photographique, collections publiques
Type d'événement
Exposition
Type de public
Tout public

Autour de ce lieu

À moins de 1000 m

Arts & artisanat à Saint-Étienne : toutes les activités →

Chaque jeudi, les sorties du week-end à Saint-Étienne

Huit idées près de chez vous, dont au moins une gratuite. Sans compte.

Un e-mail par semaine, le jeudi. Désinscription en un clic. Vos données.