Susan Meiselas — Nicaragua, Histoire, Mémoire

© Sandinistas at the walls of the National Guard headquarters: ‘Molotov Man’ Estelí, Nicaragua, July 16th 1979 © Susan Meiselas

Susan Meiselas — Nicaragua, Histoire, Mémoire

Arts & artisanat
mercredi 21 octobre 2026 à 11:00 Ajouter à mon agenda
Fondation Henri Cartier-Bresson 79 Rue des Archives, 75003 Paris, France
Tout public

Horaires

du 21 octobre 2026 au 28 février 2027

… et 99 autres créneaux — horaires détaillés sur OpenAgenda ↗.

À propos

Les images vivent leur vie indépendamment de ceux qui les créent. C’est au Nicaragua que Susan Meiselas l’a compris. En 1978, la photographe, tout juste âgée de 30 ans, s’y rend pour la première fois. Elle a auparavant étudié l’éducation par l’image à l’université de Harvard, publié un premier livre très remarqué sur les spectacles de strip-tease et rejoint l’agence Magnum. Dans ce pays d’Amérique centrale, l’insurrection d’inspiration marxiste se transforme alors en guerre révolutionnaire opposant le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) à la Garde nationale du régime dictatorial du Président Anastasio Somoza Debayle soutenu par les États-Unis. Au cours de plusieurs séjours, elle photographie les entrainements, les combats de rue et la victoire de la Révolution. En 1981, une première sélection de ces documents pour l’Histoire est publiée dans un ouvrage sobrement intitulé Nicaragua, juin 1978-juillet 1979.
Depuis cette publication, Susan Meiselas a continué à documenter le destin politique du pays en retournant régulièrement sur place. À chaque fois, elle s’est appliquée à consigner l’usage qui était fait de ses images reproduites sur divers artefacts (T-shirts, timbres, boites d’allumettes, etc.) ou des fresques murales, le plus souvent à la gloire de la Révolution, mais aussi, parfois, pour la critiquer ou la combattre. Elle a ainsi constaté que ses photographies étaient désormais douées d’une existence autonome. Avec le temps, un sensible écart s’est instauré entre ce que ses images documentaient et ce qu’elles symbolisaient dans l’imaginaire collectif. Les photographies de Susan Meiselas sont ainsi devenues le lieu même d’une forme de tension entre Histoire et Mémoire. C’est précisément cette dialectique qu’à travers plus d’une centaine d’œuvres, de documents ou d’extraits de film, l’exposition de la Fondation Henri Cartier-Bresson et l'ouvrage qui l'accompagne ont pour ambition d’explorer.
Commissariat
Clément Chéroux, directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson

Conditions

Plein tarif : 10 euros, Tarif réduit : 6 euros, Gratuité

Lieu

Créée selon la volonté d’Henri Cartier-Bresson, de son épouse Martine Franck et de leur fille Mélanie, la Fondation Henri Cartier-Bresson a ouvert ses portes en mai 2003. Elle conserve aujourd’hui les fonds d’Henri Cartier-Bresson et de Martine Franck. Fondation privée reconnue d’utilité publique, elle est aujourd’hui l’un des hauts lieux parisiens de la photographie.

henricartierbresson.org ↗ · [email protected] · 0140615050

Accessibilité

Accueil adapté : Handicap moteur.

Informations complémentaires

Conditions de participation
Payant
Thèmes du Bicentenaire de la Photographie
Femmes photographes, Photographie de presse
Type d'événement
Exposition
Type de public
Tout public

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À moins de 1000 m

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