Table ronde : Ce que le patrimoine culturel national invisibilise : réflexions sur les archives des minorités arméniennes, kurdes et amazighes

© © Katsakh, Chantal Partamian (avec son aimable autorisation)

Table ronde : Ce que le patrimoine culturel national invisibilise : réflexions sur les archives des minorités arméniennes, kurdes et amazighes

Patrimoine & histoire

Informations à vérifier auprès de l'organisateur : Aix-Marseille-Provence Métropole ↗

dimanche 18 octobre 2026 à 14:30 Ajouter à mon agenda
J4 - Esplanade du MUCEM Esplanade du MUCEM
Tout public

Horaires

  • dim 18 octobre 2026 · 14:30 – 16:00

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Table ronde : Ce que le patrimoine culturel national invisibilise : réflexions sur les archives des minorités arméniennes, kurdes et amazighes

Rencontre avec Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri

L’histoire du cinéma des «pays arabes» s’est écrite à l’aune des cadres nationaux hérités des découpages coloniaux, façonnée par des thésaurus qui ont souvent effacé les langues et les cultures minoritaires. Que devient alors la mémoire de celles et ceux que cette archive officielle invisibilise ? Arméniens, Kurdes, Amazighs – autant de peuples dont les images et les sons ont été marginalisés par une patrimonialisation pensée dans les frontières des États-nations. Cette table ronde interroge le méthodes pour faire émerger ces récits oubliés.

Cinéaste expérimentale et archiviste libano-arménienne, Chantal Partamian – que l’on connaît à travers son projet Katsakh: Mediterranean Archives – collecte, restaure et recontextualise des films de famille et des travelogues de Méditerranée orientale. Un acte de résistance narrative face aux effacements produits par l’exil et le génocide, et une réappropriation des images contre les cadres impériaux : elle viendra présenter les enjeux d’archivistique spécifiques à la question arménienne, effacée des index et des géographies.

Historienne du cinéma, Pauline Tucoulet vient, de son côté, d’achever une thèse qui s’emploie à définir des contours historiques et esthétiques au « film kurde », jusqu’ici resté un impensé car coincé dans les cinématographies nationales des quatre pays qui éclatent le Kurdistan, et viendra nous parler des enjeux de patrimonialisation de ces cinématographies invisibilisées.

La cinéaste et programmatrice franco-marocaine Sarah Mounia Kachiri, enfin, questionnera ce que signifie vraiment programmer du cinéma amazigh et le faire vivre face aux publics – ce qui impose déjà de réfléchir à une définition qui répondrait à la dénomination même de «cinéma amazigh», laquelle peut elle-même être questionnée.

Trois approches, trois terrains, une même exigence : décoloniser les archives pour restituer aux images leur pluralité.

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https://openagenda.com/saison-mediterranee-2026/events/49336500_table-ronde-ce-que-le-patrimoine-culturel-national-invisibilise-reflexions-sur-les-archives-des-minorites-armeniennes-kurdes-et-amazighes

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